Les Rois et chefs traditionnels invités à s’approprier l’opération d’enrôlement du CMU

La CMU est effective depuis le 1er octobre 2019
2 octobre 2019
CNAM CI
CNAM – La Caisse Nationale d’Assurance Maladie
16 janvier 2020
Les Rois et chefs traditionnels invités à s’approprier l’opération d'enrôlement du CMU

Les Rois et chefs traditionnels invités à s’approprier l’opération d'enrôlement du CMU

Sa Majesté AWOULAÉ TANOE AMONA, président du Directoire de la Chambre nationale des rois et chefs traditionnels de Côte d’Ivoire (CNRCTCI) s’est fait enrôler le 26 décembre pour l’obtention de la Couverture Maladie Universelle (CMU) au siège de cette institution à Yamoussoukro. Et avec lui, les vice-présidents et nombre de chefs traditionnels présents à cette cérémonie qui a marqué le lancement officiel de l’opération d’enrôlement des garants des us et coutumes de Côte d’Ivoire.

Pour BAMBA KARIM, directeur général de l’Ips-Caisse nationale d’assurance maladie (CNAM) l’implication et l’adhésion totale des rois et chefs traditionnels à cette opération, constitue à n’en point douter un message fort et une exhortation des populations, surtout du monde rural, à se faire enrôler à l’effet de bénéficier des prestations. Aux membres de la Chambre, BAMBA KARIM a expliqué les nombreux et importants avantages liés à la Cmu. D’autant qu’il tire son fondement des dispositions de l’article 7 de la Constitution qui impose à l’État l’obligation d’assurer à tous les citoyens un égal accès à la santé.

La Cmu, a-t-il souligné, instituée en mars 2014, vise à favoriser l’accessibilité de l’ensemble des populations résidant en Côte d’Ivoire à des soins de santé de qualité. Aux têtes couronnées, il a présenté les deux régimes. Le premier, qui est contributif, appelé Régime général de base (RGB) financé par les cotisations des assurés et dont le montant est fixé à 1000 F Cfa par mois et par personne.

Ce régime vise, selon lui, la majorité de la population résidant en Côte d’Ivoire. Et le second, qui est non contributif et appelé Régime d’Assistance médicale (RAM) vise les indigents. Il s’agit d’un régime dans lequel l’État se substitue aux assurés pour le paiement de leurs cotisations. Ce régime prend en compte les 50.000 bénéficiaires des filets sociaux productifs qui perçoivent 35.000 F Cfa chaque mois de la part de l’État.

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L’enrôlement qui est biométrique, a rassuré BAMBA KARIM, a été simplifié afin d’éviter les tracasseries inutiles aux populations. Il suffit désormais de se présenter avec sa carte nationale d’identité. Ainsi donc, il est possible selon lui, depuis le 1er juillet 2019, pour toute personne vivant en Côte d’Ivoire, quel que soit son âge et sa zone de résidence, de s’acquitter de ses 1000 F Cfa de cotisation par mois, pour bénéficier des prestations de la CMU, et ce, depuis le 1er octobre 2019. Au total, 170 pathologies sont prises en compte et 300 prestations sont servies à travers la CMU.

A cet effet, le gouvernement s’est engagé à construire, réhabiliter et équiper des centres de santé, à rendre disponibles les médicaments de la Cmu dans les pharmacies privées, aux mêmes tarifs que dans les centres de santé publics, suite à des négociations avec le secteur pharmaceutique privé. 1800 agents d’accueil ont été recrutés pour offrir un service de qualité aux usagers. Mieux, le réseau de soins a débuté avec 725 établissements sanitaires et s’étend progressivement. Bamba Karim a profité de cette tribune pour rendre hommage aux rois et chefs traditionnels qui jouent un rôle déterminant aux côtés du gouvernement pour le maintien d’un climat social apaisé sans lequel aucun programme ne peut s’exécuter.

Pour sa part, KAMARA ADAMA, conseiller spécial du Premier ministre, a exhorté les rois et chefs traditionnels à s’approprier la CMU qui donne un égal accès à des soins de santé de qualité et à moindre coût. Il a souligné aux têtes couronnées que toutes les dispositions sont prises pour qu’ils ne se déplacent pas vers les centres d’enrôlement. Bien au contraire, les services iront vers eux. « Le défi majeur de l’extension de la CMU dans le monde rural et le secteur informel réside dans la nécessité de créer une synergie entre les interventions de l’État et les initiatives communautaires », a noté le président du directoire de la Chambre, AWOULAÉ TANOÉ AMON DÉSIRÉ, avant de souligner que l’atteinte de l’objectif de la CMU exige une démarche multisectorielle, et ne saurait donc être l’apanage d’un seul secteur. « C’est dire l’importance d’une approche inclusive permettant à chaque entité concernée par ce vaste chantier, y compris la CNRCT, d’apporter sa pierre à l’édification et à la pérennisation du programme », a-t-il ajouté avant d’inviter les membres de la Chambre à œuvrer pour une adhésion massive de leurs communautés afin de relever ensemble, le défi de la mise en place d’un système viable de prise en charge équitable des besoins en soins de santé de l’ensemble de la population.

N’DRI Célestin

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