CMU : Vers un mécanisme sécurisé de protection sociale pour les producteurs de riz

CMU : Vers un mécanisme sécurisé de protection sociale pour les producteurs de riz

Un nouveau pas vient d’être franchi dans le renforcement de la protection sociale des agriculteurs en Côte d’Ivoire, les producteurs de riz en particulier.

Le Directeur général de la Caisse Nationale d’Assurance Maladie (CNAM), M. Karim Bamba, a présidé, le vendredi 11 septembre 2026 à l’hôtel Belle Vue de Yamoussoukro, un atelier relatif à la validation du projet d’arrêté interministériel fixant les modalités de recouvrement des cotisations dues au titre du Régime général de base (RGB) de la Couverture Maladie Universelle (CMU) par les producteurs de riz.

Etaient réunis les représentants des différents ministères techniques concernés, notamment celui en charge de l’Emploi et de la Protection sociale, celui de l’Agriculture, du Développement rural et des Productions vivrières, ainsi que celui du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat. Étaient également présents les représentants de l’Inspection de la Protection sociale, de la CNAM et les acteurs de la filière riz, en l’occurrence les producteurs, transformateurs et distributeurs regroupés au sein de l’Organisation interprofessionnelle agricole de la filière riz (OIA-Riz).

Objectif visé par cet atelier : valider un mécanisme de recouvrement sécurisé, transparent et adapté aux réalités de la filière rizicole. Ce dispositif doit faciliter le paiement des cotisations des producteurs et, par conséquent, leur accès aux prestations de la CMU.

Pour le président de l’OIA-Riz, Pr Diabaté, cette réforme constitue une avancée importante : « Cet arrêté vise à formaliser et à simplifier le paiement des cotisations dues au titre du Régime général de base de la CMU par les producteurs de riz. Grâce à ce nouveau cadre réglementaire, les riziculteurs bénéficieront d’un accès facilité aux soins de santé et d’une meilleure prise en charge de leurs dépenses de santé. »

Dans la foulée, il a réaffirmé l’adhésion de l’OIA-Riz au principe de cette réforme et son engagement à accompagner le dispositif, à travers, entre autres actions, la collecte et le reversement des cotisations des producteurs à la CNAM, selon les modalités qui seront fixées par le texte réglementaire.

Les représentants des producteurs ont, eux aussi, salué cette démarche prenant en compte les réalités du terrain. M. Soro Ouamnougo, président des Unions des sociétés coopératives des producteurs de riz de Côte d’Ivoire (FUSCOP-RIZ COOP-CA), a témoigné, à cet égard, de la vulnérabilité des producteurs face aux dépenses de santé.

« Sans assurance, nos acteurs sont vulnérables face au risque maladie. J’ai encore dû débourser 30 000 francs CFA pour contribuer aux frais de santé d’un de nos membres malades. Avec la CMU, nous n’aurons plus la même crainte face aux dépenses de santé. Je me réjouis donc du mécanisme retenu, qui tient compte de nos réalités de terrain », a-t-il déclaré.

Dès l’ouverture des travaux, le Directeur général de la CNAM a rappelé que l’article 30 de la loi n° 2014-131 du 24 mars 2014 instituant la CMU subordonne l’ouverture du droit aux prestations au paiement préalable des cotisations.

Il a également rappelé les dispositions du décret n° 2017-123 du 22 février 2017, modifié par le décret n° 2019-244 du 22 février 2019, qui encadrent le montant et les modalités de recouvrement des cotisations de la CMU. Entre autres dispositions, ce décret prévoit que les modalités de recouvrement applicables aux personnes exerçant des activités agricoles sont fixées par arrêté conjoint des ministres compétents.

« C’est dans ce cadre que le projet d’arrêté interministériel fixant les modalités de recouvrement des cotisations dues au titre du Régime général de base de la CMU par les producteurs de riz a été élaboré », a souligné M. Karim Bamba.

À l’issue des travaux, le projet d’arrêté a été validé par les parties prenantes. Il sera transmis aux ministres concernés pour signature officielle, ouvrant ainsi la voie à sa mise en œuvre et à une campagne de sensibilisation et d’enrôlement de proximité dans les principales zones rizicoles du pays.

CELCOM – CNAM

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