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La CMU est éffective depuis le 1er octobre.

Remise des attestations de fin de formation aux 1 800 agents d’accueil CMU
2 octobre 2019

« Avec ma carte de Couverture Maladie Universelle, j’ai payé seulement 850 francs au lieu des 6000 francs Cfa habituellement exigés pour faire l’échographie », a constaté hier BEUGRE Étienne, un adhérent de la CMU, à la formation sanitaire Edmond Basque du Plateau. Comme lui, à Cocody Blockhaus, un autre patient est heureux de n’avoir payé que 150Fcfa sur 500 Fcfa au Centre de santé Henriette Konan Bédié. « Ma carte Cmu m’a accordé une réduction de 70%. J’ai juste payé les 30% recommandés par cette assurance », a-t-il fait remarquer, sous le regard approbateur du Ministre en charge de la Santé, le Dr AKA Aouélé, et son collègue de la Protection sociale, Pascal Abinan Kouakou.

« C’est effectif ! Nous sommes venus sur le terrain pour constater que le démarrage de la Couverture Maladie Universelle est effectif. Le programme social du gouvernement est en marche. Depuis Blockhaus, jusqu’au Plateau, nous nous rendons compte que c’est une réalité », a confirmé le Ministre AKA Aouélé. Le premier responsable de la Santé avait à ses côtés, le Ministre de l’Emploi et de la Protection Sociale et le Directeur Général de la Caisse Nationale d’Assurance Maladie (CNAM), Karim BAMBA. Après sa tournée dans deux centres de santé urbains, il a lancé officiellement la phase effective de l’opération Couverture Maladie Universelle dans 75 centres de santé, au Plateau, à la Formation sanitaire Edmond Basque. « Je voudrais dire à ceux qui doutent encore que le projet a bel et bien démarré !

Aujourd’hui, les soins de santé sont à la disposition des couches les plus vulnérables, de ceux et de celles qui, par manque de moyens, n’avaient pas accès aux soins de santé », a insisté AKA Aouélé. Il a saisi l’occasion pour rendre hommage au Président de la République « qui pense aux Ivoiriens, qui voudrait que chaque membre de la population, où qu’il se trouve, puisse se faire soigner. » Le Ministre a toutefois relevé que « ce n’est pas parce que cela a commencé aujourd’hui que l’on doit dire que sur toute l’étendue du territoire, tout le monde peut avoir accès à la Couverture Maladie Universelle, c’est un processus. En toute chose, il faut un commencement. Dès lors que cela a commencé, il faut espérer que tout le monde aura sa CMU », a-t-il nuancé. « La Couverture Maladie Universelle est l’un des projets prioritaires du Président de la République et du Premier Ministre. À l’issue de la visite des centres de santé, nous avons constaté que la C a mis effectivement des outils à la disposition des centres pour l’opérationnalisation de cette instruction du chef de l’État. Nous avons ainsi assisté en direct au contrôle de l’identité de l’adhérent et de tous les éléments pour permettre d’éviter des fraudes », a affirmé AbBINAN Kouakou, Ministre de l’Emploi et de la Protection Sociale. « Nous sommes sortis du tunnel ». « C’est un jour exceptionnel. Nous sommes sortis du tunnel… Ce mardi 1er octobre, nous avons démarré les prestations de la CMU au profit de ceux qui se sont fait enrôler, qui ont la carte. La plupart de nos centres de santé sont agréés à la CMU. Nous avons démarré avec 725 centres. Ce nombre va augmenter progressivement », a rappelé le Directeur Général de la CNAM, BAMBA Karim. Lancée le 30 décembre 2014 par l’enrôlement du Président de la République, la CMU, programme social cher au Président de la République, entre ainsi dans sa phase d’opérationnalisation.

À la date du 23 septembre 2019, ce sont 1.548.742 personnes qui se sont enrôlées à la CMU dont 190 522 démunies. Le nombre de cartes distribuées est de 631 698. Depuis le 25 avril 2017, la CMU a connu un début d’exécution avec la phase expérimentale du Régime Général de Base entamée avec la population cible d’environ 150 000 étudiants des établissements d’enseignement supérieur publics et privés dans les villes estudiantines d’Abidjan, Yamoussoukro, Bouaké, Daloa et Korhogo. La CMU a été instituée par la loi n°2014-131 du 24 mars 2014, en réponse à la précarité des conditions de vie des populations et singulièrement aux difficultés d’accès aux soins de santé. Ce programme est inscrit en pole position dans le Programme social du gouvernement ivoirien.